mercredi 26 juin 2013

SARAH SIMON

fuite



Démarche générale
Mon engagement artistique se développe dans différentes activités. Tout d’abord celle de la peinture que je conçois comme une recherche permanente, une nécessité de compréhension de notre monde, de matérialiser une vision, de se positionner, de communiquer et d’apporter des idées nouvelles. J’ai grandi dans un environnement artistique, entourée de peintres, décorateurs musiciens et architectes ce qui a fortement influencé mon désir d’être artiste.
Après mes études à l’Ecole Supérieure des Arts Appliqués de Paris, ma démarche s’est précisée : la technique du collage s’est imposée. Encoller, coller , par ample geste comme le colleur d’affiche dans le métro. , prise de possession et délimitation d’un espace , une composition s’impose à travers les croisements de surfaces colorées ainsi née autant du hasard que volontairement. Rapidement, l’espace d’un tableau est formé . Puis par interventions ponctuelles, superposition, juxtaposition de traces peintes déchirure ou recollage peu à peu une vision prend forme. La main façonne, s’arrète, rève, écoute, regarde . Geste spontané influencé par l’état d’esprit du moment, l’air du temps. C’est une histoire d’instants, une histoire de vérité, un instant de vérité.
Le tableau est trace de mémoire, empreintes du temps dans le voyage de la vie ponctué de paysages, de rencontres ou de silence, avec une multiplicité de per- ceptions opérantes en courant alternatif. La technique du collage permet d’utiliser des éléments qui ont déja une histoire et une valeur plastique, le jeu est dans la manière de les relier de les mettre en valeur ou de les détourner. Parti de la sensibilité, façon de s’engager dans la marche du monde, de faire résistance en état de crise et de se préserver des manipulations. Donner une vision un point de vue ou un point de fuite pour ouvrir des horizons depuis un univers urbain et minéral. Reconstruire la nature dans la nature urbaine.
Invitation au voyage, au rêve, au jeu. Mais le vrai voyage c’est celui que fait l’homme à l’intérieur de lui même. Et cela, l’Art le permet. Il permet de le retranscrire et plus, de le provoquer.
« L’image, figurative ou non - considérons que la querelle est close - ne nous restitue pas, formellement ou par analogie, une relation particulière de l’extérieur, un récit du réel, retranscrit et régi par des modèles de l’intelligible ou de l’onirique. L’image nous informe, rêveusement, sur la présence diffuse du sensible, sur le fait qu’il y a de l’être autour de nous, en nous plutôt que rien. C’est si l’on veut, une manière de preuve ontologique, mais qui ne cherche pas en dehors d’elle son garant ni sa vérité transcendante. Elle est là, elle déconcerte le vouloir de la raison hégémonique, le rapport du sujet superbe et de l’objet. Elle affirme que tout se tient entre les choses, mieux encore, entre les choses et nous . Qu’il a suffi d’un peu de matière, d’un peu d’espace discernable, pour que l’ énergie derechef, se soulève et reprenne son essor, par la convocation de quelques lignes, de quelques taches de couleur mises ensemble. Il y a la prose, qui raconte ce qui est et qui le distribue dans notre entendement, côte à côte. Il y a soudain, la poésie, je veux dire l’invention du sens à travers les signes, le geste inaugural d’un seul qui fait de cette image la première, celle qui nous accueille au monde, celle peut-être, qui nous réconcilie. »
Claude Esteban – Le travail du visible - 1992
Par ailleurd , j’ai animé des cours d’arts plastiques pendant 7 ans, à différents milieux sociaux, dans un atelier privé à Suresnes, enfants plutôt favorisés et en centre de loisirs en Seine Saint Denis.
Cela qui m’a permit de voir les capacités des jeunes, leurs besoins et attentes en matière d’imaginaire. Depuis 2008 je me suis consacrée aux chantiers de décoration.


red stairs

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